
Spécialité franc-comtoise, célèbre du Jura jusqu'à la Bresse louhannaise, les gaudes sont une très ancienne spécialité cuisinée à base de farine de maïs grillée. Il s'agit d'une bouillie épaisse mais très digeste qui se consomme soit le matin au petit déjeuner, soit en guise de soupe au dîner. Elle se sert donc soit salée, soit sucrée. Il semble que le nom de « gaude » ait été donné à l'origine à la bouillie de millet, dont la couleur jaune rappelle celle de la fleur de réséda, aussi appelé « gaude ». Par extension, ce nom a été attribué à d'autres formes de bouillies, comme celles de maïs grillé. (source: Novopress.info).
L'historien du XIXe siècle Henri Bouchot qualifiait Arinthod de "patrie des gaudes" . Les gaudes, cette farine jaune de maïs, de blé de Turquie, pour dire comme là-bas, base de la nourriture des Comtois de jadis, qui faisait passer dans leurs moelles un peu des calcaires du terroir, qui durcissait leurs os, colorait leurs joues et musclait leurs bras, venue d'on ne sait où, apportée par on ne sait qui, fut pour la première fois récoltée à Arinthod, il y a plus de deux siècles. Les gaudes constituaient l'assiette du pauvre au XVIIIe siècle.
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Préparation 5 minutes / Cuisson 1 heure 30
Ingrédients :
Farine de maïs grillé 250 g
Eau froide 1,5 l
Beurre 80 g
Lait cru 50 cl ou crème 25 cl
Sel, poivre
Préparation :
Délayer la farine de maïs dans l'eau froide. Mettre à cuire au coin du feu, assaisonner, ajouter le beurre.
Remuer sans cesse avec une cuillère en bois afin que les gaudes n'attachent pas et ne fassent pas de « catelons » ou de « grenottes ».
Servir une part dans chaque assiette ; chaque convive fera un trou au milieu de sa part, y versera, à sa convenance, le lait cru ou la crème et délayera à volonté.
Nota: en illustration, "les mangeurs de gaudes" de Gaspard Gresly, un peintre comtois du XVIIIe siècle.